Jeudi 19 mars 2009

J'ai encore du retard. Ah, ces artistes !

Résumé de l'épisode précédent 

Le procureur, le bras de la société, a réclamé une peine de six mois de prison avec sursis simple. Motifs ? Le temps qui a passé et le fait que Rom se soit amendé, mais aussi au fait que... je sois handicapée et atteinte de dépersonnalisation, à la base. Le serpent ne se mordrait-il pas la queue avec enthousiasme ? Si les années ont coulé, c'est que la justice a mis un peu de temps ( comprenez  "temps judiciaire", ce qui donne toute son ampleur à mes propos) à se mettre en route. Il n'y a là à mon sens rien qui atténue la faute de mon adversaire. Mais j'avoue, je suis légèrement  de parti pris. Quant au fait que j'avais déjà des problèmes avant de connaître Rom et que partant de là, son acte a moins influé sur ma vie, je me permets de ne pas acquiescer joyeusement !

Juste avant le retour sur scène...

Je sors de la salle épuisée et en loques. Mion avocate pleure sa fourrure de lapin malmenée par mes mains tremblantes pendant le procès. Ce fut sa révolte du jour, chacun ses petits soucis, après tout. Nous rejoignons mon cher et tendre, ainsi que ma soeur enfin arrivée. Je m'écroule entre ces deux-là. Pas exactement envie de discuter de la pluie et du beau temps. Je serais presque grognon, dites donc ! Rom a lui aussi retrouvé son entourage, il est bien au chaud dans sa bulle. Tout le monde il est content, quoi ! Enfin, les portes s'ouvrent de nouveau.


 Le verdict...

Etrangement, devinez quoi ? La sentence fut un peu plus sévère que demandé. Rom fut condamné à six mois avec sursis ET deux ans de mise à l'épreuvve. Il me doit 2500 de dommages et intérêts. Comment ça, c'est tout ? Bah oui, quoi, vous croyiez vraiment que la justice allait punir avec dureté un si charmant garçon ?

5 ans de ma vie, et plus, malheureusement, pour 6 mois que Rom ne sentira pas passer entre les murs d'une prison, mais au chaud, avec sa femme et son bébé.

Oh et le bonhomme qui a attiré moult filles dans ses filets, n'en éprouve ni peine ni remords ? 12 mois fermes... Oserais-je dire : seulement ?

Par Blandine - Publié dans : Sur le champ de bataille
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Lundi 16 mars 2009
J'y ai mis le temps, mais voilà, je vais vous parler de mon procès en lui-même. Je sais que j'ai fait durer le suspens (pardon à ceux que j'aurais dû rassurer par tme restera un article de conclusionéléphhone, mais à l'oral, ça passe mal). Enfin, ma propre auidience valait bien un article en soi, avec l'attente correspondante !


Je demande le huis clos...

Je savais dès le début que j'avais cette possibilité : demander le huis clos pour priver Rom, mon adversaire, de son entourage soudé autour de lui, à quelques mètres : huit personnes : sa compagne et son bébé, sa mère, des amis. Ma propre troupe allait sous peu se désagréger, puisque ma mère et Tchoucky(qui n'en pouvait plus) avaient des impératifs horaires qui leur interdisaient de rester tard. Serait resté mon cher et tendre et ma soeur devait venir nous rejoindre bientôt, mais j'avais pitié du dos de Chéri, meurtri par le confort tout relatif des bancs austères des lieux.
Je me suis donc décidée, à la dernière minute. Huis clos, pour un face à face redoutable, mais nécessaire. L'avocate de Rom ne proteste pas. En revanche, elle regrette pour partie ce choix : Cela ne me permettra pas de me rendre compte de l'immense travail accompli par Rom justement grâce à ces gens que je ne veux pas voir le soutenir. Comme c'est dommage, en effet. Mais je ne doute pas que cela me sera expliqué longuement lors de sa plaidoirie.
La salle se vide. Tout commence. Enfin !


Enquête de personnalité ou comment se faire tailler un costume pour l'hiver !

Rom est à la barre, à 2 mètres de moi. Il a piteuse allure malgré sa jolie veste et sa magnifique canne (rendue indispensable après un accident... de vélo, ça ne s'invente pas !). Il peine à tenir debout et ça ne va pas s'arranger avec le temps, puisque l'assesseur commence la lecture monocorde(type-documentaire-arte de l'enquête de personnalité dirigée lors de l'instruction par un psychiatre. Il en existe une seconde, ou plutôt une première devrais-je dire, puisqu'elle fut diligentée lors de la garde-à-vue de Rom, mais nous y reviendrons plus tard. Pour l'heure, les mots, si dépourvus d'émotion qu'ils soient, font ployer peu à peu Rom. Je ne peux m'empêcher de compatir sincèrement. Devoir endurer un jugement sévère sur ce que l'on est, sans broncher, droit comme un I, c'est dur et honnêtement, l'homme s'en tire avec les honneurs. Car il est décrit comme un pervers, sourd à la souffrance d'autrui, manipulateur, égoïste. Le rapport est sans pitié, sans concession, sans fards. C'est violent comme un coup de massue, pour l'intéressé comme pour moi, d'ailleurs. Cette épreuve est au final partagée. Rom accuse le coup, en silence, des larmes coulent le long de ses joues. Où est le monstre que l'assesseur nous peint à grands coups de phrases lapidaires ? A-t-il jamais existé ? En moi se réveille le doute : ai-je eu raison d'amener Rom jusqu'ici ?
La seconde enquête de personnalité décrit mon adversaire comme ierresponsable de ses actes au moment des faits. On ne s'attarde guère dessus, puisqu'il assume désormais sa faute, plus ou moins. La discussion roule tout de même un peu sur ce débat, il faut bien s'entendre ! Rom endosse le costume sale du vrai méchant conscient de l'être, volontairement. De cela, je le remercie.

Les faits, ou comment expliquer l'inexplicable...

Ensuite, on en vient au déroulement des faits. On me demande légitimement pourquoi j'ai tardé à porter plainte, pourquoi j'avais dans un premier temps gardé contact avec mon agresseur... Ces questions me font sourire jaune, tu parles d'une originalité ! Rom s'écroule lorsqu'on lui remet sous les yeux ma souffrance devant ses jeux du chat et de la souris. Il pleure, demande pardon. En fait-il trop ? Où est la limite entre sincérité, jeu d'acteur et identification inconsciente ? Va savoir mais mon coeur est si serré qu'il va imploser. Et c'est là que le pire commence. Tout le monde, sans doute à cause de la fatigue, d'une mauvaise lecture ou que sais-je ? se met à interchanger nos noms. Je deviens Melle Gervais (le nom de Rom) et lui devient M Durand, par intermittence. Moi qui me retrouve plongée sous une emprise, j'entends tour à tour le président, un assesseur, le procureur, mon avocate même, nous confondent avec allégresse. Chaque fois, un poignard se plante dans mon coeur. Frappe chirurgicale, infiniment précise et douloureuse. Comment osent-ils ? Rendez-moi mon identité, rendez-lui la sienne.

Viennent les plaidoiries : je fais une déclaration avant celle de mon avocate. Je suis morte. Merci messieurs dames, il me faut remarteler que tout cela ne fut pour Rom qu'un jeu, à la base, et que pour cela il devait être condamné. J'ai osé parler de l'emprise qu'il gardait et retrouvait sur moi, grâce à ce procès. J'ai parlé aussi de ma colère face à une justice farceuse et encline à me ballader aux quatre coins de la France. J'ai parlé de tout ça, le plus brièvement possible.

Mon avocate commence. Et elle recommence : m'appelle par le nom de l'autre, sans y penser. J'ai le droit de mordre ? Mais elle rappelle aussi ma douleur, mes batailles. Merci pour ça, quand même ! Elle a fait ça avec tripes. Malgré toute ma rancune, j'apprécie !

Suit le procureur, qui requiert en me rappelant que je n'avais pas à m'en faire, que Rom avait changé, bref... il ne réclame que 6 mois avec sursis simple. Je me sens trahie.


Et puis l'estocade, l'avocate de Rom, qui me narre comment Rom est devenu un saint, grâce à ma plainte et à la prise de conscience que j'ai engendré. Et tout à coup, elle m'achève : "Mon client et la partie civile (Moi, moi, m'dame!) sont restés très proches pendant l'instruction, il y avait une réelle communkion entre eux." Ben voyons ! C'est sûr, on a joué au tarôt ensemble, hein. "Melle Durand n'a jamais souhaité se venger de mon client, elle lui a pardonné..." Dites, il est interdit de hurler dans un tribunal ? Dommage !

Et les derniers mots reviennent à Rom, qui supplie qu'on le punisse, qui assure qu'il veut réparer, que c'est aussi important pour lui que pour moi, qu'il sait qu'il ne pourra pas mais... Tant de détresse m'arrache le peu de coeur qui reste.

Clôture des débats.


Et vous allez rire... En raison de larmes et de grève de l'âme, je terminerai demain, pour le verdict !
Par Blandine - Publié dans : Sur le champ de bataille
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Vendredi 13 mars 2009
Je vous avais laissés en plan à la suspension d'audience. Faut dire que je voulais vous faire ressentir l'immense vide neuronal qui s'est emparé de ma petite troupe et de moi-même au sortir de ces deux affaires. La réquisition du procureur nous avait paru si peu en adéquation avec les faits : 10 mois avec sursis et 2 ans de mise à l'épreuve, pour un viol, pou un acte dont le type n'avait même pas perçu la portée. Et moi, mon coeur battait comme un oiseau affolé, je me demandais une seule chose : et le petit jeune homme qui restait sagement assis sur son banc, à l'opposé de moi, riait-il sous cape, après ça ?

Ma mère était arrivée à la fin de l'affaire, mais elle était aussi vannée que moi en sortant de la salle. et nous voilà tous partis à pour une quête épique, celle de WC. L'équipe se scinde, ma mère part comme une flèche et se perd dans les limbes de l'étage.
Chéri, Tchou et moi montons au-dessus en suivant bravement des panneaux indicateurs peu coopératifs. après moult pérégrinations, l'objet de nos désirs s'offre à nous. Soulagés, de nouveau il nous faut revenir dans le couloir, devant la chambre correctionnelle. Surprise, AvocatteChérize arrive avec un léger retard.... d'une demi-heure, mais soit ! Elle fonce voir sa collègue et contradictrice, puis me demande rapidement de la suivre pour discuter un peu des nouveautés du dossier. 

Sitôt dehors, elle me demande si je sais que mon adversaire, Rom, est papa. Un peu sèche, je lui réponds que je l'ai incidemment appris. Elle reprend, enthousiaste : "naaaaan c'est juste que j'ai vu qu'il avait grossi, alors j'ai demandé à ma consoeur et elle m'a expliqué que son amie avait eu un bébé.". C'est-y pas mignon ? Elle me parle de l'homme qui me terrorise comme d'un vieux copain perdu de vue. J'adore. Je me permets de demander perfidement si elle ne se vexera pas si je ne saute pas au plafond de joie. Dans le genre message d'avertissement clignotant, je pensais être claire. Bah non, elle continue la bougresse. Et devinez ? Ca fait mal ! Suivent quelques considérations sur la demande de dommages et intérêts et c'est reparti, la suspensuion d'audience est terminée. Mon coeur n'en peut plus, la crise cardiaque se rapproche, et, et... et rien. Une autre affaire sera jugée avant la mienne.

Vous vouliez du vrai sordide ? Eh bien, en voilà du tout frais, du bien puant et noir, comme on aime ! L'histoire est celle d'un type qui se créait plusieurs identités sur internet pour appâter de naïves jeunes femmes avec une promesse de contrat de mannequinat. Il les invitait à déjeuner, les saoulait puis les emmenait dans un autre endroit, moins neutre, dira-t-on : un club échangiste. La plupart de ses proies avaient échappé au pire mais l'une d'elles, plus alcoolisée ? plus fragile ? a subi un viol. Les poings et les dents serrées, j'entends le troisième rapport de psy de la journée. Encore la description d'un monstre, d'un pervers fier de l'être. Un violeur. Qui passe en correctionnelle. N'a aucun remords. A ce regard arrogan,t des pires brutes de film. Et... je craque. Lâchement, je m'enfuis, rattrapée par Tchoucky qui me suit jusqu'aux toilettes. Au retour, une surprise de taille : l'avocat de l'accusé s'est lancé dans un lapidage en règle de la victime, absente hélas : Amorale, cupide, en bref, une fille sans pudeur et non moins monstrueuse que son bourreau. Quelle faute a dès lors commis son client ? Certes, il n'est pas parfait, mais bon, hein, on ne va pas le condamner pour ça ! Mon sang bout. Le procureur rit beaucoup, lui. Moi, je ne peux pas : réquisitoire ? Il a déjà été condamné. Il n'éprouve pas de remords et le dit.... tadaaaaalm : on ne demande que 3 ans dont 12 mois fermes. La moralité de la victime est une excuse comme une autre pour faire ce genre de choses, alors ?
Pardon, mais je stoppe là ! Mon procès à moi, il mérite bien un article en soi, non ?
Par Blandine - Publié dans : Sur le champ de bataille
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Mercredi 11 mars 2009

Aaah ce qu'on est bien, de retour chez soi ! Bon, en fait non, mais ça sonnait bien. Vous raconter la journée d'avant-hier avec mon inimitable ton humoristique sera une gageure à laquelle je me soumets pour mon fan-club.  

Le matin, je me suis levée à une aube toute relative pour me préparer. J'ai même osé tenter le maquillage, ce qui n'eut d'ailleurs pas de résultat fort heureux. Mais devinez qui m'appelle pour m'annoncer le gag du jour ? Bingo, vous avez deviné, c'est bel et bien la secrétaire d'AvocateChérie qui m'avdertit que sa patronne a une audience à 14h à Evry et que donc, elle ne sera pas là pour l'heure de la convocation, 13h30. Elle a demandé une retenue de l'affaire à 15h30. Soit, mais bon, on ne sait jamais, hein, je préfère être là à l'heure initiale. Des fois que l'information ne sioit pas bien passée à temps, hein. (Parano, moi ? Nnon, prudente ! Je commence à me méfier de la transmission d'infos entre tous ces joyeux lurons)

J'avertis de la nouvelle ma petite troupe : Chéri, Tchoucky, ma mère venue en renfort et une de mes soeurs qui viendra plus tard. Allez savoir pourquoi, tout le monde se montre fataliste.L'habitude se prend vite.

Après un repas dans une pizzeria proche du palais de justice, où j'ai découvert une variante involointaire et intéressante de la fondue savoyarde sous la forme d'une soupe où il y avait plus de fromage que de liquide, me voilà parquée avec Chéri et Tchou dans une longue file d'attente à l'entrée de l'auguste bâtiment. H-10 minutes, le stress monte.

Arrivée dans la salle d'audience. tout est calme. Trop calme... La sonnerie annonce le début des cours, pardon, de l'audience. Veuillez vous lever, blablabla, la cour, gnagnagna, renvoi d'une affaire, blablabla... Et enfin, on passe aux choses sérieuses. Une première affaire est jugée, l'histoire d'un type qui avait un drôle de rêve : rentrer dans les rangs de la RATP. Ce brave masochiste avait donc revêtu l'uniforme de ce noble corps de métierb et s'était balladé dans une station RER. Bon, tout ça, on l'a compris après une bonne demi-heure de palabres, sur la personnalité de l'accusé et une lourde envie de roupiller, tant le ton monocorde du rapporteur semblait tiré d'un documentaire animalier d'Arte. Nous sommes sortis de notre léthargie lorsque le procureur a commencé à s'exprimer. Tiens, il restait une personne en vie, dans ce tribunal ? 3/4 d'heure de procès, pour ne réclamer au final qu'un euro symbolique. Soit.
Second dossier, nettement moins drôle : un viol correctionnalisé. Tiens, je ne suis pas la seule ? J'écoute, légèrement crispée, le laïus du psychiatre expert sur la personnalité du prévenu, débité par l'un des assesseurs d'un ton toujours aussi dynamique que la course d'un escargot sous amphétamines. Le charmant garçon est décrit comme un sociopathe. Il a déjà été condamné pour une agression sexuelle. bien, bien, bien.  une demi-heure plus tard, on en vient aux faits. Monsieur a suivi une femme jusqu'à sa porte, l'a bousculée et s'est enfermé avec elle à son domicile, l'a jetée à terre et l'a violée. Huit mois plus tard, il est revenu voir sa victime pour s'excuser. Bon, bon, bon... L'excuse de ce charmant bonhomme ? Eh bien, à la base, il voulait juste l'argent de cette femme, et puis sur le coup, assis sur elle, il s'est dit que c'était une bonne idée. Ce n'était pas un vrai violeur, quoi, pas un pro, comme dit son avocat. Allez savoir pourquoi, l'excuse de la pulsion ne semble pas convaincre trop la cour. Le procureur, dans son réquisitoire, fait un sermon sur le tanguyisme du prévenu : Enfin, rester chez maman, à son âge ! ce n'est pas sérieux ! Il s'est fait moucher comme un gamin.

Suspension d'audience. Et suite, au prochain épisode !

Par Blandine - Publié dans : Sur le champ de bataille
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Jeudi 5 mars 2009

Flash-back (BBK, si tu passes dans le coin, tu m'expliqueras comment cette aventure a pu m'arriver ? En évitant la thès e des extra terrestres et tout ça)

La brave responsable de niveau me reçoit dans son bureau. La dame est jolie malgré son âge, et d'une gentillesse exemplaire, un vrai ange ! Mais hélas, comme nul être n'est parfait, il me faut précuiser que ces traits charmants cachent une innocence confinant à la poésie. En clair, quelques neurones se sont échappés. Et le fait qu'elle soit adorable ne suffit pas toujours à masquer ce fait.

Elle : Bonjour, Blandine, je voudrais vor avec toi les mesure à prendre pour demander pour les épreuves du bac le dispositif qui te sera nécessaire.

(Ce dispositif est assez "simple" ! Il me faut un ordinateur pour composer, une secrétaire pour anonymiser la copie et me prêter ses yeux et des sujets en caractère gras... Mais cette liste, validée et revalidée, ne semble pas aller de soi pour cette dame)

Moi (résignée) : Bien, madame. Que faut-il que je fasse ?
Elle (souriante) : Que tu me dises ce qu'il te faut.
Moi :  Ben, on a revu ça avec le directeur hier !
Elle : Oui, c'est vrai. Alors, j'ai demandé des sujets en braille...
Moi (paniquée, malgré la dose massive d'aspirines avalée en prévision) : En braille, mais je n'ai pas besoin de braille, je ne suis pas aveugle !
Elle : Non, mais ce sera plus facile pour toi comme ça...
Moi : Euh, vous savez que je ne lis pas le braille couramment...

Elle : Pas grave !

 

A ce stade, je crois utile de préciser que cette femme me connait depuis plus d'un an. Qu'elle connaît mon handicap, qu'elle me voit quasiment tous les jours et que je lui serine régulièrement mes attentes pour ces maudites épreuves. Mais que voulez-vous, comme disait Brassens, hein...
Au bout d'une heure de bidouillage sur son super formulaire en ligne, elle me laisse partir, très inquiète et prête à réparer les gaffes commises auprès de plus compétent.

Quelques jours plus tard, ma chère responsable, après avoir foutu un beau bordel dans mon inscription au bac, démisionnait pour aller se maier en Allemagne, en emportant mon dossier dans les bagages !

fin du Flashback

Réveil en sursaut... Mon mauvais karma me poursuivrait donc ?



Par Blandine
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