Une vague impression de déjà-vu...

Publié le par Blandine

J'ai beau clamer ur tous les toits que je sais fort bien que la notion de temps est aléatoire au pays des juges et avocats, je commence un chouilla à m'impatienter, là. C'est qu'une fois de plus, j'attends des nouvelles des z'autres, ceux qui tiennent ma vie en otage.

Oh bien sûr il y a du mieux par rapport au début : Je ne pase plus mes nuits devant le téléphone ou la boite aux lettres. Je ne menace plus de mordre quiconque tenterait de m'éloigner de ces précieux outils de communication. Mais quand même... C'est dur. Très. Ca coupe l'appétit (J'ai quelques kilos à perdre, youpi). Ca rend littéralement malade. Et je n'ai pas spécialement envie de sourire et de jouer le jeu pour rassurer tout le monde. Alors, oui, j'attends désespérément, au moins une carte postale, histoire d'être sûre que je ne passe pas à la trappe.

Faut dire aussi que je me suis un peu piégée à plusieurs reprises. D'abord, en portant plainte. C'était accepter de déchainer un ouragan que je n'avais pas la force de contenir. J'aurais bien aimé qu'à ce moment, on me dise clairement à quoi m'attendre. Ca m'auraitt peut-être davantage armée. Ensuite, j'aurais apprécié de comprendre quelques subtiles différences entre l'appréciation médicale d'une personne lors d'une expertise judiciaire et l'appréciation courante et... oserais-je dire réaliste ? Selon Madame l'expert assermenté, Rom n'est PAS dangereux. Moi qui pensais bêtement qu'un type qui se prend pour un démon et traque de naïves proies sur le net n'était pas exactement sain d'esprit ! J'aurais également aimé comprendre la part du jeu dans le système judiciaire... Mais surtout, là où j'ai fait une bourde, c'est en acceptant d'être domiciliée chez mon avocat. A elle de me donner des nouvelles s'il y en a... Mais outre le fait que c'est troquer une attente d'un courrier contre celle d'un coup de fil,  je réalise surtout qu'en voulant bien faire, cette dame gaffe parfois. Et je n'aimerais pas apprendre qu'elle a filtré les informations parvenues jusqu'à elle pour me protéger.

Bref, je suis en sursis, ne sachant pas si il y aura proces ou non. Je n'irais pas jusqu'à prétendre que les deux possibilités me conviendront aussi bien, mais je préfèrerais savoir qu'il y a non-lieu plutôt que de me battre pour obtenir le droit de continuer mes études cette année en ayant potentiellement l'obligation de tout devoir remettre en cause à cause d'une épreuve supplémentaire imposée.

Tourner la page implique des choix. Le mien a été long à déterminer : Je veux avant tout avancer. Droit devant, comme ditrait l'aut ! Mais pour ça, il faut m'en donner les moyens : laisser trainer cette affaire est injuste, et pas que pour moi.
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