Chantier en cours... Petit interlude poétique.
Il était hors de question d'aller dormir sans terminer la journée sur une note plus gaie (oui, je sais, là le challenge est facile à relever!)
D'abord, une victoire. Minuscule ou énorme, ça dépendra du point de vue. J'ai réussi à aller en cours malgré tout. Ma jambe m'ayant traitreusement lâchée sur le quai de la gare RER et vu mon état mental, j'ai sérieusement failli renoncer. Mais une charmante petite fée m'ayant redonné un coup de pep's, j'ai voulu arrêter de me saborder. On vient de reprendre les cours et si je veux avoir cette année, si je veux construire ma vie, je ne vais pas commencer par louper trois heures de cours. C'est plus important que de passer une demi journée à fantasmer sur une expédition punitive. Plus compliqué, aussi, dans un sens. Parce que bon, le train n'ayant pas eu la courtoisie de m'attendre indéfiniment, je n'avais guère de moyens de rejoindre la fac. Qu'à cela ne tienne ! Après un quart d'heure de cloche-pied pour rentrer chez moi avec un sac à dos alourdi par un ordi portable (un véritable record), j'ai passé un petit moment à écumer les taxis du coin. 40€ le trajet, youpi ! Je risque de manger beaucoup de pâtes, le mois prochain. Je vous épargne la séance de torture sur le campus même, ça n'a aucune importance. Je suis arrivée dans l'amphi au moment même ou le cours commençait. J'avais juste évité le bla bla sur l'honneur d'être à la fac. Passionnant, vraiment. Ce que je peux détester le droit constitutionnel ! Mais têtue, j'ai voulu être une bonne élève jusqu'au bout. Laisser le noir à distance pour mieux me concentrer sur l'essentiel : Une matière que je pouvais maîtriser si je m'en donnais la peine. De fait, pourvu que je trouve un excellent dictionnaire des synonymes, je m'en sortirai mieux que bien. Je n'aime toujours ni la forme ni le fond de la discipline (mon masochisme a des limites, non mais !). Mais j'ai aimé pouvoir me dire que j'avais su résister à la facilité. J'ai aimé me rendre compte que j'étais capable de ça. Minuscule victoire... Mais victoire tout de même.
Ceci dit, même si je sens que vous n'allez pas être d'accord, je sais aussi pertinemment que sans certains coups de pouce ces derniers jours, je n'aurais pas eu cette volonté. Pas tout de suite en tout cas. Et comme je ne peux vous remercier mieux pour le moment qu'avec mon modeste talent à la plume... Je tenais au moins à faire ceci pour deux grandes dames qui en 24 heures, m'ont remise d'aplomb.
Kaléïdoscope de couleurs et de traits, elle
Redessine à grands coups de pinceau la vie.
Or en fusion cristal fragile et ô combien délicat,
Lumineuse artiste, garde toujours cette belle âme.
(Pour une K-rolette qui a patiemment écouté mes élucubrations et à qui je dois d'avoir pu réussir mon exploit du jour)
Madame le clown sait déployer ses griffes !
Avec panache et sans rudesse, elle sait
Réveiller en soi un peu de raison dans la colère.
Généreuse sans fausse complaisance,
Oserai-je lui dire que sous son gros nez rouge,
Un coeur en or massif se cache ?
(Dame Margou, qui a elle aussi u mérite à m'écouter grogner.)
Deux petits poèmes naïfs et enfantins, résultat d'une impro totale... pour vous remercier toutes les deux. Ce qui ne signifie pas que les autres passeront au travers ! Seulement, là, un lit m'attend, avec souffle d'anesthésiste en prime, et ronflements de mon homme à moi qui se lève tôt!