Je ne suis pas une enclume...
... sur laquelle on peut taper à coup de massue sans s'arrêter. Là, je suis vraiment à deux doigts de déclarer forfait. C'est que je sors d'une entrevue avec le médecin de la fac... une dame très gentille et qui m'a asséné un drôle de coup. Précisons qu'elle me connaît foorcément un minimum et que je ne lui tiens pas rigueur personnellement de ses paroles. Mais tout de même...
le "tu n'es pas capable de vivre en société actuellement" ça fait bien mal. elle est sur le point de refuser ma réinscriptoin administrative et que puis-je dire pour ma défense ? L'année dernière, j'ai été hospitalisée trois mois sur toute l'année scolaire et le reste du temps, il m'arrivait de faire des crises de dépersonnalisation, chose dangereuse et pour moi et pour les autres étudiants. A chaque rebondissement de mon instruction judiciaire, c'est le même cirque, mais là, c'était amplifié par une étape plus que douloureuse : une confrontation avec mon agresseur dont je ne suis pas sortie indemne. On ne se remet pas rapidement de retrouver l'objet de sa terreur à 2 mètres de soi.
Ahh les crises de dépersonnalisation, un problème dont je ne vous ai pas entretenus... Une plaie qui surpasse pourtant le handicap moteur. Imaginez : d'une minute à l'autre, parfois, je passe en pilotage automatique et quelmques instants plus tard, je me réveille contenue par des gens, (dans le meilleur des cas) sans savoir ce qui s'est passé durant ce laps de temps. Très pratique, vraiment. Avec les agressions rapprochées, ce phénomène instable a pris une drôle d'ampleur.
Bref, se pose donc la question objective : puis-je continuer en université une année de plus, faire prendre aux autres étudiants des risques ? Pour y répondre, il y a ce que je sais (par définition moyennement objectif et très partial) , ce que le médecin sait (c'est à dire au final très peu tout de même) et ce que mes autres soignants savent (plus complet, mais dispersé).
Et tout ça semble difficilement conciliable. Au secours !
le "tu n'es pas capable de vivre en société actuellement" ça fait bien mal. elle est sur le point de refuser ma réinscriptoin administrative et que puis-je dire pour ma défense ? L'année dernière, j'ai été hospitalisée trois mois sur toute l'année scolaire et le reste du temps, il m'arrivait de faire des crises de dépersonnalisation, chose dangereuse et pour moi et pour les autres étudiants. A chaque rebondissement de mon instruction judiciaire, c'est le même cirque, mais là, c'était amplifié par une étape plus que douloureuse : une confrontation avec mon agresseur dont je ne suis pas sortie indemne. On ne se remet pas rapidement de retrouver l'objet de sa terreur à 2 mètres de soi.
Ahh les crises de dépersonnalisation, un problème dont je ne vous ai pas entretenus... Une plaie qui surpasse pourtant le handicap moteur. Imaginez : d'une minute à l'autre, parfois, je passe en pilotage automatique et quelmques instants plus tard, je me réveille contenue par des gens, (dans le meilleur des cas) sans savoir ce qui s'est passé durant ce laps de temps. Très pratique, vraiment. Avec les agressions rapprochées, ce phénomène instable a pris une drôle d'ampleur.
Bref, se pose donc la question objective : puis-je continuer en université une année de plus, faire prendre aux autres étudiants des risques ? Pour y répondre, il y a ce que je sais (par définition moyennement objectif et très partial) , ce que le médecin sait (c'est à dire au final très peu tout de même) et ce que mes autres soignants savent (plus complet, mais dispersé).
Et tout ça semble difficilement conciliable. Au secours !
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