Je ne suis pas une enclume...

Publié le par Blandine

... sur laquelle on peut taper à coup de massue sans s'arrêter. Là, je suis vraiment à deux doigts de déclarer forfait. C'est que je sors d'une entrevue avec le médecin de la fac... une dame très gentille et qui m'a asséné un drôle de coup. Précisons qu'elle me connaît foorcément un minimum et que je ne lui tiens pas rigueur personnellement de ses paroles. Mais tout de même...

le "tu n'es pas capable de vivre en société actuellement" ça fait bien mal. elle est sur le point de refuser ma réinscriptoin administrative et que puis-je dire pour ma défense ? L'année dernière, j'ai été hospitalisée trois mois sur toute l'année scolaire et le reste du temps, il m'arrivait de faire des crises de dépersonnalisation, chose dangereuse et pour moi et pour les autres étudiants. A chaque rebondissement de mon instruction judiciaire, c'est le même cirque, mais là, c'était amplifié par une étape plus que douloureuse : une confrontation avec mon agresseur dont je ne suis pas sortie indemne. On ne se remet pas rapidement de retrouver l'objet de sa terreur à 2 mètres de soi.

Ahh les crises de dépersonnalisation, un problème dont je ne vous ai pas entretenus... Une plaie qui surpasse pourtant le handicap moteur. Imaginez : d'une minute à l'autre, parfois, je passe en pilotage automatique et quelmques instants plus tard, je me réveille contenue par des gens, (dans le meilleur des cas) sans savoir ce qui s'est passé durant ce laps de temps. Très pratique, vraiment. Avec les agressions rapprochées, ce phénomène instable a pris une drôle d'ampleur.

Bref, se pose donc la question objective : puis-je continuer en université une année de plus, faire prendre aux autres étudiants des risques ? Pour y répondre, il y a ce que je sais (par définition moyennement objectif et très partial) , ce que le médecin sait (c'est à dire au final très peu tout de même) et ce que mes autres soignants savent (plus complet, mais dispersé).

Et tout ça semble difficilement conciliable. Au secours !
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E
Je n'ai pas d'idée de génie. Je pense qu'il font assaut de mauvaise volonté. Tous les jours des médecins communiquent par téléphone sur l'état de leurs patient et rendent leurs conclusions par courrier. Il existe aussi les recommandés qui te permettraient de ne te déplacer que jusqu'au bureau de poste.
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B
<br /> Si tu savais, mon chou ! La dernière fois que ca  commencé comme ca, j'ai du faire 3 allers retours Paris-Rouen. Mon ancien psy chéri est adorable mais... Oh allez, tiens, je vais t'en faire<br /> un billet, tu comprendras mieux...<br /> <br /> <br />
E
Et si tu mettais en contact ce médecin avec tes autres soignants ? Si ce n'est pas déjà fait...
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B
<br /> Mince alors, j'y avais pas pensé... Eric, c'est evident que c'est la première démarche... Mais il y a un hic, et de taille... Ces m'sieurs dames refusent d'en passer ar le téléphone. Du coup, la<br /> semaine prochaine, je dois aller sur Rouen, retrouver le gars qui m'a suivie au lycée. Comment je vais me débrouiller ? Excellente question. Mais ils veulent tous me remettre les courriers en main<br /> propre ! As-tu une idée de genie ? :p<br /> <br /> <br />