Si ce n'est pas le bordel, ça y ressemble...

Publié le par Blandine

Retour de fac. J'y suis allée pour rien. Non je ne suis pas énervée... Si? Juste un peu, alors. Pour tout vous dire, j'en ai marre de ce bazar. Ca devient n'imp, mon université, et en tout cas le département de droit.

12h30 : Texto d'une camarade d'amphi (et bonne copine) : on a cours dans l'amphi audio,, au lieu de l'amphi 106, qui lui-même devait remplacer aujourd'hui notre traditionnel amphi 300.  Youpi, l'est où celui-là ? Je sens que je vais être en retard au cours, autant me presser un peu. Le RER ne daigne pas accélérer pour mes beaux yeux.

12h40 : Appel de cette même camarade : "Blandiiiiiiiiine, on n'a pas de salles pour les TDs cette semaine" De mieux en mieux....

13h15 : J'ai trouvé notre nouvel amphi. Pile à temps. Et je tombe sur un spectacle hallucinant : Notre prof bien-aimée harrangue ses troupes et propose une révolte contre Dame Administration qui bloque les TDs pour un temps indéterminé : Le service planning n'a pas débloqué de salles adéquates pour cette année. Charmant. On apprend également que le responsable de la filière droit a démissionné. Plan de bataille : Six étudiants hyper-motivés sont envoyés en délégation dans l'antre du monstre. le bureau du secrétaire général par notre prof qui menace de faire grève.

13h30 : Dans une délicieuse ambiance musicale (un étudiant s'est mis au piano et enchante nos oreilles) le reste des 300 étudiants vaque joyeusement à ses occupations : triturer les portables, jouer au morpion, discuter...

16h : On a du neuf ! Bon, c'est à nous de faire tout leboulot ces deux prochaines semaines. Normal. On va partir à la chasse aux salles libres aux horaires adéquats. Une armée se constitue. J'en suis.

16h30 : On n'a pas eu cours. L'avenir estudiantin se dessine sombrement. Tout le monde s'en va, les rôles sont répartis. Que la guerre froide commence !

Bilan :

Les services de la fac ne communiquent pas entre eux. Les responsables craquent et démissionnent. Que ce soit pour faire pression ou par lassitude et dégoût, le résultat est tout pareil : Il se crée un bordel monstre et  la machine est grippée. Mais au-delà de cette crise qui se résoudra tant bien que mal, c'est l'état d'esprit qui s'effrite : les problèmes de politique interne deviennent graves et lourds de conséquence.

Pour moi, la qestion se pose différemment : Je ne peux pas me permettre de me battre pour me réinscrire et au final me rendre compte qu'il sera impossible d'aller en cours. Je ne peux pas mettre en place un transport pour me faciliter la vie et changer chaque mois les horaires. Je ne peux pas non plus me ballader chaque jour dans tous les bâtiments de la fac à la recherche d'une salle qui changera 15 fois. Je suis coincée, prise en otage... Par des gens qui ne savent pas se parler, juste SE PARLER !
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